Je démarre ma deuxième saison la tête un peu embrouillée. La saison dernière s’est bien passée au niveau commercialisation et pour beaucoup de cultures sous abris. Cette année je paye les erreurs que j’ai faites l’an dernier. l’utilisation de mon cultirateau pour avoir de belles planches et un lit de semence niquel l’année dernière a fragmenté les rhizomes d’une plante qui est très vigoureuse ici, qui profite de l’hiver pour prendre la place et qui trace très vite… la petite oseille.
Selon G.Ducerf cette plante indique un sol acide en manque de matière animale. Soit! Je suis bien d’accord avec cette assomption et je fais désormais tout ce que je peux pour y pallier. MAIS ça me met bien le bazar dans mes préparations de planches, car le cultirateau m’apporte de gros problèmes et j’ai donc décidé de ne pas faire de semis primeurs cette année! (radis, navets, carottes)
Heureusement j’ai une solution pour les années à venir, une armada de techniques qui me réjouit car elle me permet de maraicher comme je jardinais! Paillage, brf, compost etc… occultation, rotation réfléchies en rapport avec la fertilité ET le non travail du sol, engrais verts et mécanisation.
J’ai fais de la résistance et je voulais maraicher efficacement, être bien mécanisée, biner au tracteur, ne pas utiliser de bâches plastique. Ma terre en pente, très drainante qui ne supporte pas d’être à nue (encore moins que la plupart) qui ne fait pousser que de la petite oseille me pousse à travailler différemment.
En Mars j’ai eu la chance de participer à un stage organisé par le réseau Maraichage sur sol vivant et à rencontrer d’autres maraichers qui travaillent, mécanisent et expérimentent ces techniques. Je me sent prête à essayer même si je risque d’avoir des « flèches dans le dos »* et surtout de galérer à avoir les légumes qu’il faut quand il les faut.
Patience et persévérance!
*une expression pleine de compassion d’Ulrich Shreier pour François Mulet, expérimentateur et organisateur MSV.
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